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Loi finances 2026, Succession & Dédollarisation - Fiscalité et patrimoine #25
Au programme de cette édition :
- Loi de finances 2026 : Les 3 évolutions de la fiscalité des dividendes et l'impact sur les holding 150-O B ter
- Succession : Les 5 décisions à prendre avant 70 ans
- Marchés financiers : Dédollarisation en marche et rallye or + argent : quoi penser ?
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1. Loi de finances 2026 : Les 3 évolutions de la fiscalité des dividendes
L'année 2026 marque un tournant discret mais profond dans la fiscalité applicable aux dividendes élevés.
3 évolutions majeures :
#1 : Hausse des prélèvements sociaux sur les dividendes non assujettis aux charges sociales
Ils passent de 17,20 % en 2025 à 18,60 % en 2026. ​ Conséquence : la taxation « de base » atteint désormais 31,40 % (avant application de la CEHR - Contribution Exceptionnelle sur les Hauts Revenus - et de la nouvelle CDHR - Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus). ​ Autrement dit : même sans être soumis aux charges sociales classiques, vos dividendes subissent une pression fiscale accrue dès le premier euro perçu. ​
#2 : Hausse de la taxation des dividendes soumis aux charges sociales
Le coût global passe d'environ 26 % à 28 %. ​ La raison ? Une réforme du calcul des cotisations TNS introduit une part de charges sociales désormais non déductible de l'assiette sociale. ​ Autrement dit : vous payez des charges sociales calculées sur... des charges sociales déjà payées. ​
#3 : Création de la CDHR (Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus)
La loi de finances 2026 introduit une nouvelle contribution destinée à garantir un taux minimal d'imposition de 20 % sur les dividendes (+ les 18,60 % de prélèvements sociaux). ​ Effet paradoxal : Dans certains cas, il devient plus efficace d'augmenter le revenu imposable au barème progressif (jusqu'à 45 % + 4 % de CEHR) plutôt que de renforcer les distributions de dividendes.
À condition bien sûr de maîtriser le risque de rémunération excessive. ​ ​Conclusion provisoire pour 2026 : ​ Les dividendes assujettis aux charges sociales restent souvent plus intéressants fiscalement que ceux qui ne le sont pas, mais ils deviennent victimes imprévues de la réforme TNS. ​ Et, de manière contre-intuitive, payer plus d'impôt en amont (via une rémunération plus élevée) peut permettre d'en payer moins au global. ​
Impact sur les holdings : durcissement du dispositif 150-0 B ter
Au-delà de la fiscalité des dividendes, la loi de finances 2026 prévoit plusieurs modifications du régime 150-0 B ter, largement utilisé pour structurer des holdings patrimoniales et optimiser les transmissions d'entreprise. ​ ​⚠️ Disclaimer : Les dispositions présentées ci-dessous sont issues du projet de loi et des débats parlementaires. Il est essentiel de vérifier le texte définitivement adopté et consolidé avant toute décision patrimoniale.
Les évolutions annoncées :
1. Renforcement du seuil de réinvestissement ​La loi de finances pour 2026 relève ce seuil de 60% à 70% ​ Ce renforcement vise à garantir qu'une part significative du produit de cession soit effectivement réinvestie dans l'économie productive. ​ ​2. Allongement du délai de réinvestissement ​Le délai pour réaliser ce réinvestissement serait porté de 2 à 3 ans à partir de la vente des titres. ​ ​3. Durée de conservation des investissements​ Les actifs acquis grâce au réinvestissement seront conservés sur une durée minimale allongée, portée à 5 ans (contre 1 an précédemment). Cette mesure impose une vision patrimoniale de long terme. ​ ​4. Clarification des activités éligibles​ Le périmètre des investissements éligibles font l'objet d'une clarification pour privilégier l'économie réelle. Certains placements purement financiers ou certaines formes d'investissement immobilier pourraient être exclus ou soumis à des conditions renforcées. ​
Conséquences sur vos stratégies patrimoniales :
- Moindre flexibilité financière : Un seuil de réinvestissement plus élevé réduit la trésorerie disponible dans la holding pour d'autres objectifs (distributions, acquisitions non éligibles).
- Engagement à long terme renforcé : Un allongement de la durée de conservation impose une stratégie d'allocation patrimoniale plus stable et moins flexible.
- Sélection rigoureuse des investissements : L'objectif affiché est de favoriser les investissements dans des entreprises opérationnelles (PME, ETI, startups) plutôt que dans des placements financiers passifs.
- Vigilance accrue sur le respect des conditions : Tout non-respect des nouvelles conditions pourrait entraîner la perte du report d'imposition et l'imposition immédiate des plus-values latentes.
⚠️ Recommandation :
Ces évolutions, nécessitent une révision approfondie des stratégies existantes utilisant le dispositif 150-0 B ter. Chaque situation patrimoniale étant unique, il est essentiel de :
- Vérifier le texte consolidé et les commentaires officiels
- Analyser l'impact spécifique sur votre structure
- Anticiper les opérations sensibles et ajuster le calendrier si besoin
Le dispositif 150-0 B ter reste un outil puissant d'optimisation patrimoniale, mais son utilisation exige désormais une planification encore plus rigoureuse et un accompagnement personnalisé.
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⏳ Face à ces changements fiscaux, l'immobilisme est la pire des stratégies. Il est encore temps d'ajuster votre structure de détention et d'anticiper votre transmission avant qu'il ne soit trop tard.​ ​ ​Pour voir ce qui convient le mieux pour votre situation, c'est le bouton juste en dessous.
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2. Succession : Les 5 décisions à prendre avant 70 ans
Trop de dirigeants attendent qu'il soit trop tard pour agir. Anticiper avant 70 ans, c'est se donner les moyens de transmettre mieux et dans de meilleures conditions financiéres.​ ​ Pourquoi avant 70 ans ? Parce que passé cet âge, plusieurs dispositifs perdent en efficacité, les abattements diminuent, et les marges de manœuvre se réduisent. ​ Voici les 5 décisions clés à prendre avant cette échéance. ​
Décision n°1 : Tirer profit de la donation
C'est l'outil le plus puissant pour transmettre son patrimoine de son vivant tout en optimisant la fiscalité.
Trois formes à connaître : ​ 1. Le don d'argent ​ ​Abattement de 31 865 € par bénéficiaire tous les 15 ans pour les dons familiaux (sous condition d'avoir moins de 80 ans). Un couple peut ainsi transmettre jusqu'à 127 460 € par enfant (31 865 € x 2 parents x 2 abattements : don manuel + don familial) sans fiscalité, tous les 15 ans. ​ 2. La donation entre époux​ ​ Elle permet d'augmenter la part d'héritage de votre conjoint survivant en lui offrant des droits supplémentaires sur votre succession (usufruit total, quart en pleine propriété, etc.). Particulièrement utile dans les familles recomposées ou pour protéger le conjoint. ​ ​3. La donation-partage ​​ Pour répartir vos biens entre vos héritiers de votre vivant, figer leur valeur au jour de la donation (et non au décès), et éviter les conflits familiaux. Elle accélère la transmission et sécurise la répartition.
Point clé : Plus vous donnez tôt, plus vous pouvez profiter du renouvellement des abattements tous les 15 ans. Donner avant 70 ans, c'est potentiellement deux cycles d'abattements au lieu d'un seul. ​ ​Décision n°2 : Alimenter son assurance-vie
L'assurance-vie est un placement incontournable, mais son régime fiscal change radicalement selon que les versements sont effectués avant ou après 70 ans.
Versements avant 70 ans : ​​ Chaque bénéficiaire profite d'un abattement de 152 500 € sur les capitaux transmis, avec une taxation ensuite de 20 % (puis 31,25 % au-delà de 852 500 €).
Versements après 70 ans :
L'abattement tombe à 30 500 € tous bénéficiaires confondus, et seuls les intérêts capitalisés échappent aux droits de succession (les primes versées y sont soumises).
Conseil : Capitalisez au maximum vos contrats avant 70 ans, même si vous n'avez pas besoin de liquidités immédiates. Vous créez ainsi une réserve transmissible dans les meilleures conditions fiscales. ​
Décision n°3 : Souscrire à un contrat de capitalisation
Moins connu que l'assurance-vie, le contrat de capitalisation offre des avantages spécifiques pour la transmission.
Différences clés avec l'assurance-vie :
- Le contrat de capitalisation ne se dénoue pas au décès : il peut être transmis ou légué à vos héritiers.
- Il entre dans l'actif successoral mais conserve son antériorité fiscale (les plus-values continuent de courir selon la durée d'origine du contrat).
- Idéal pour transmettre un placement déjà ancien et bénéficier d'une fiscalité avantageuse sur les rachats futurs.
Le contrat de capitalisation est particulièrement pertinent pour structurer une donation à terme ou pour organiser une transmission progressive tout en conservant un contrôle sur les actifs. ​
Décision n°4 : transmettre son patrimoine immobilier
L'immobilier représente souvent la part la plus importante d'un patrimoine, mais aussi la plus lourde à transmettre. Arbitrer avant 70 ans permet d'éviter des frictions fiscales majeures.
Stratégies à envisager :
- Démembrement de propriété : Donner la nue-propriété tout en conservant l'usufruit réduit la base taxable. Avant 71 ans, la valeur de l'usufruit est de 30 % (elle descend à 20 % après).
- Vente avant 70 ans et réinvestissement : Vendre un bien pour transformer le capital en liquidités plus facilement transmissibles (via assurance-vie, donations, etc.).
- Structuration via SCI : La SCI facilite la transmission progressive de parts sociales, permet un démembrement souple, et offre des leviers de gestion familiale.
Exemple concret : Un bien immobilier de 1 M€ donné en nue-propriété à 65 ans ne sera taxé que sur 700 K € (après déduction de 30 % d'usufruit). À 75 ans, il sera taxé sur 800 K €. ​
Décision n°5 : Faire un audit patrimonial complet
Avant de prendre toute décision structurante, un bilan patrimonial global est indispensable.
Objectifs de cet audit :
- Inventorier l'ensemble de vos actifs
- Calculer vos droits de succession et identifier les zones de friction
- Modéliser plusieurs scénarios de transmission en fonction de vos objectifs
- Anticiper les besoins de liquidités pour la retraite et l'avenir
Ce qu'un conseiller en patrimoine analyse :
- Votre situation familiale (enfants, conjoint, famille recomposée…)
- Vos objectifs de transmission (équité, protection du conjoint, optimisation fiscale…)
- Les outils juridiques et fiscaux adaptés (testament, donation-partage, pacte Dutreil, assurance-vie…)
- Le calendrier optimal pour agir
En résumé : Attendre 70 ans pour se poser ces questions, c'est se priver de leviers essentiels. Anticiper, c'est protéger ses proches, réduire les coûts de transmission, et garder la maîtrise de ses décisions. ​ Et si vous voulez que l'on fasse ce premier diagnostic endemble, ma 1ère consultation est offerte.
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3. Marchés financiers : Dédollarisation en marche et rallye or + argent : quoi penser ?
Depuis deux ans, l'or et l'argent connaissent une progression spectaculaire. En parallèle, un phénomène plus discret mais structurel se dessine : la dédollarisation progressive des réserves internationales. Ces deux dynamiques sont intimement liées et redéfinissent les équilibres financiers mondiaux. ​
Le rallye des métaux précieux : des performances exceptionnelles
L'or :
- 2024 : +27 % Ă +35 % selon les devises
- 2025 : +65 % Ă +67 %, atteignant des records historiques
Avec une hausse de 80-85% entre début 2025 et janvier 2026.
L'argent :
Hausse significative également, portée à la fois par son statut de valeur refuge et par sa demande industrielle (technologies vertes, électronique).
Ces performances placent l'or parmi les meilleurs actifs de ces dernières décennies.
La dédollarisation : qui vend des US Treasuries ?
Contrairement aux rumeurs de "vente massive", les mouvements restent mesurés mais symboliquement significatifs. ​ Voici les acteurs concernés :
La Chine​ Détentions en baisse progressive : environ 759 milliards USD fin 2025, en recul par rapport aux années précédentes. La Chine diversifie clairement ses réserves hors du dollar.
L'Inde et le Brésil
- L'Inde a réduit ses avoirs de ~20 % en 2025.
- Le Brésil a diminué ses positions de près de 27 % en 2025
Fonds de pension européens​ Plusieurs institutions ont significativement réduit leurs encours en Treasuries :
- Alecta (Suède) : vente de la majorité de ses bons du Trésor américains
- AkademikerPension et Pædagogernes Pensionskasse (Danemark) : réductions marquées
Contexte global :​ Malgré ces réductions, les détentions étrangères totales ont atteint ~9,35 trillions USD en novembre 2025, en légère hausse (+7,2 % sur l'année). ​
Les principaux détenteurs (Japon, Royaume-Uni, Belgique, Canada) ont maintenu ou accru leurs positions. ​
Conclusion : Il n'y a pas d'effondrement, mais une réallocation stratégique progressive qui reflète une perte relative de confiance dans le dollar comme seul pilier des réserves internationales.
Pourquoi ces ventes comptent pour l'or et l'argent ? ​ Pour 3 raisons :
1. Perte de confiance relative dans les actifs papier ​​ La réduction des positions en Treasuries est un signal structurel. Les banques centrales, notamment hors zone dollar, accroissent leurs réserves d'or pour se protéger des risques monétaires et géopolitiques.
2. Hausse des rendements obligataires = attractivité des métaux ​​ Lorsque les détenteurs réduisent leurs participations, les rendements des Treasuries peuvent augmenter pour attirer de nouveaux acheteurs. Une hausse des rendements réels fragilise les actifs papier, renforçant l'appétit pour les métaux précieux.
3. Or et argent : actifs sans contrepartie ​​ Contrairement aux obligations souveraines, l'or n'est soumis à aucune contrepartie ni à la solvabilité d'un État. Il représente une assurance patrimoniale neutre dans un contexte d'incertitudes croissantes.
Impact sur le rallye des métaux précieux et des minières
Or : couverture souveraine et diversification​ Les banques centrales accroissent leurs réserves d'or comme moyen d'assurance contre les risques monétaires et géopolitiques. L'or devient un pilier de diversification stratégique pour préserver le capital.
Argent : double rôle monétaire et industriel​ L'argent capte à la fois l'intérêt comme valeur refuge et comme matière première industrielle stratégique (véhicules électriques, panneaux solaires, électronique).
Minières : effet de levier haussier​ Les sociétés minières bénéficient de la hausse des prix des métaux par une amélioration des marges, des cash-flows et de leur valorisation. Le manque d'investissement productif depuis des années crée une offre contrainte, accentuant le potentiel haussier.
Que penser de cette tendance pour votre patrimoine ?
Pour les investisseurs :
- Diversification stratégique : Intégrer de l'or physique ou via des ETF peut renforcer la résilience de votre portefeuille face aux incertitudes monétaires.
- Exposition à l'argent : Pour ceux qui acceptent plus de volatilité, l'argent offre un potentiel de rendement supérieur grâce à sa double casquette (refuge + industriel).
- Actions minières : Pour un effet de levier sur la hausse des métaux, mais avec un profil de risque plus élevé.
Attention aux excès :​ Comme tout actif en forte hausse, l'or et l'argent peuvent connaître des corrections. Une allocation raisonnée (5 % à 15 % du patrimoine financier) reste une approche prudente. ​
En résumé : La dédollarisation, même progressive, renforce structurellement la demande pour les métaux précieux. Dans un contexte de dollar moins dominant, d'incertitudes géopolitiques et de marchés obligataires moins attractifs, l'or et l'argent redeviennent des points d'ancrage pour la préservation du capital.
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Conclusion
L'année 2026 s'ouvre sur un paysage fiscal et financier profondément remanié. La loi de finances impose une révision complète des stratégies d'optimisation. Qu'il s'agisse de la rémunération, des dividendes, des holdings ou de la transmission patrimoniale.
Dans le même temps, les marchés financiers mondiaux se recomposent : dédollarisation, envolée des métaux précieux, rééquilibrages géopolitiques...
Ces transformations ne sont pas anecdotiques. Elles redéfinissent les équilibres de long terme et imposent une vision patrimoniale adaptée.
Face à ces bouleversements, l'immobilisme coûte cher.
Anticiper, analyser, ajuster : voilà les trois impératifs pour traverser cette période de transition sans subir l'érosion fiscale et financière. ​ Et si vous voulez vous faire aider pour celà : ​ Chez Noun Partners, nous accompagnons les entrepreneurs avec une stratégie sur-mesure, sans conflit d’intérêts, et un ROI minimum garanti de 3x. ​​ Dernier appel : profitez d'une consultation offerte pour faire le point sur votre situation.
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Merci pour votre attention, on se retrouve très vite par email ou en consultation,
Malek Ziane
Fondateur de ​Noun Partners​​
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